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La diététique comportementale

Portrait au crépuscule

Manger ne se résume pas à savoir ce qui est « bon » ou « mauvais » pour la santé. Notre alimentation s’inscrit dans une histoire, un quotidien et une relation à la nourriture qui sont propres à chacun.

 

La diététique comportementale propose de mieux comprendre cette relation pour accompagner des changements durables, adaptés à la personne plutôt qu’à un modèle alimentaire idéal.

Qu’est-ce que la diététique comportementale ?

La diététique comportementale s’intéresse aux différents facteurs qui influencent notre manière de manger : les sensations de faim et de rassasiement, les émotions, les pensées, les habitudes, l’environnement, les règles alimentaires ou encore la relation au corps. Elle ne s’intéresse donc pas uniquement au contenu de l’assiette, mais aussi aux mécanismes qui participent au comportement alimentaire.

Plutôt que de proposer systématiquement un cadre alimentaire à suivre, des aliments à éviter ou des quantités à respecter, elle cherche à comprendre ce qui se joue pour chaque personne. Le travail peut alors porter sur les sensations alimentaires, les prises alimentaires émotionnelles, la culpabilité, les interdits, la peur de certains aliments ou encore la difficulté à faire confiance à ses propres repères.

L’objectif n’est pas de parvenir à une alimentation « parfaite », mais de développer une manière de manger plus souple, adaptée à ses besoins, à sa santé et à sa réalité quotidienne, tout en gagnant progressivement en autonomie.

Pourquoi savoir quoi manger ne suffit pas toujours ?

Nous pouvons très bien connaître les recommandations nutritionnelles et pourtant avoir des difficultés à les appliquer, manger au-delà de notre faim, nous tourner vers certains aliments lorsque nous traversons une émotion ou encore alterner entre contrôle et perte de contrôle. Le comportement alimentaire ne répond pas uniquement à des connaissances ou à une volonté de « bien manger ».

Plus nous cherchons à contrôler notre alimentation à l’aide de règles rigides, plus certains aliments peuvent devenir préoccupants ou difficiles à réguler. La peur de « mal manger », la culpabilité ou les tentatives répétées de compensation peuvent alors participer au maintien d’un rapport conflictuel à l’alimentation.

Comprendre ces mécanismes permet de ne plus réduire les difficultés alimentaires à un manque de volonté. Le travail consiste plutôt à identifier ce qui influence réellement le comportement alimentaire afin de pouvoir agir de manière plus adaptée.

LES OBJECTIFS & SENS PROFONDS

Que peut-on travailler en diététique comportementale ?

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  • Mieux identifier et respecter ses sensations de faim, de rassasiement et de satiété.

  • Comprendre ce qui influence ses prises alimentaires : émotions, pensées, habitudes, environnement ou contexte de vie.

  • Assouplir les règles et les interdits alimentaires qui entretiennent la culpabilité ou la perte de contrôle.

  • Distinguer progressivement les différents besoins qui peuvent conduire à manger, au-delà de la faim.

  • Retrouver davantage de plaisir, de confiance et de liberté dans son alimentation.

  • Apaiser la relation au corps lorsque celle-ci influence la relation à l’alimentation.

  • Construire une alimentation adaptée à ses besoins, à sa santé et à son quotidien, sans rechercher une alimentation « parfaite ».

  • Développer une plus grande autonomie face aux choix alimentaires.

LES OUTILS

Quels outils peuvent être utilisés en diététique comportementale ?

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L’accompagnement peut s’appuyer sur différents outils issus notamment des thérapies cognitives et comportementales (TCC) et de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), adaptés à votre situation et à ce que nous cherchons à comprendre ou à faire évoluer.

Selon les besoins, je peux vous proposer des temps d’observation, des expérimentations à réaliser dans votre quotidien ou l’utilisation d’un carnet d’observation alimentaire digital. Celui-ci permet de noter, lorsque cela est utile, les prises alimentaires mais aussi le contexte, les sensations de faim et de rassasiement, les émotions ou les pensées associées. Il ne s’agit pas de contrôler ou de « noter » votre alimentation, mais de recueillir des informations pour mieux comprendre ce qui se passe.

Ces observations servent ensuite de point de départ à nos échanges et permettent d’expérimenter progressivement de nouvelles façons de répondre aux situations rencontrées, avec davantage de flexibilité et d’autonomie.

POUR QUOI ?

Pour quelles difficultés la diététique comportementale peut-elle être pertinente ?

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La diététique comportementale peut être pertinente lorsque votre relation à l’alimentation est devenue source de préoccupations ou d’inconfort : vous pensez beaucoup à ce que vous mangez, certains aliments vous inquiètent ou vous culpabilisent, vous avez l’impression d’alterner entre contrôle et perte de contrôle, ou vous ne savez plus vraiment à quels repères vous fier pour manger.

Elle peut également être adaptée si vous mangez régulièrement en réponse à certaines émotions, si vos sensations alimentaires sont difficiles à identifier ou à respecter, si votre rapport au corps influence fortement votre façon de manger, ou encore si les tentatives répétées pour contrôler votre alimentation ou votre poids n’ont pas permis de construire une relation plus sereine avec l’alimentation.

Les difficultés alimentaires peuvent avoir des origines et des niveaux de sévérité très différents. Selon les situations, l’accompagnement en diététique comportementale peut s’inscrire dans une prise en charge pluridisciplinaire en lien avec d’autres professionnels de santé.

ET SINON ...

Comment cette approche se traduit-elle concrètement en consultation ?

En consultation, il n’existe pas de protocole identique pour tout le monde. L’accompagnement se construit à partir de vos difficultés, de votre histoire avec l’alimentation, de votre quotidien et des objectifs définis ensemble.

Les séances permettent d’observer et de mieux comprendre ce qui entretient certaines difficultés, puis d’expérimenter progressivement de nouvelles façons d’y répondre. Les outils proposés et le rythme de l’accompagnement sont adaptés à chaque situation, avec pour objectif de favoriser progressivement davantage d’autonomie.

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